Publié dans Réflexion littéraire

L’attente

Il y a déjà un mois que j’ai fait parvenir mes chroniques à un éditeur choisi en étudiant sa ligne éditoriale. J’en avais sélectionné quelques-uns mais j’ai décidé de tester un premier envoi plutôt que de m’éparpiller tout partout. Suivre une voie, une seule, qu’elle soit bonne ou mauvaise. M’en tenir à cette voie.

Le message automatique de réception de mon manuscrit indiquait six semaines pour une réponse. Et puis j’attends. Et parfois j’espère. Il m’arrive d’espérer que ça fonctionne et d’autres fois, de penser que je serais soulagée d’en rester là. Un petit mécanisme de défense développé pour ne pas être déçue. À certains moments, j’oublie. Ou encore je profite de ce moment d’attente pour écrire. Le fait de ne pas avoir de réponse me permet de ne pas me décourager. Je sais, c’est presque ridicule. Un premier manuscrit. Un seul éditeur. Je suis consciente qu’il faut sûrement faire plus. Retravailler mes écrits. Solidifier le tout.

Bref, bien que cette histoire soit bien mince, elle reste tout de même à suivre…

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Publié dans Réflexion littéraire

Volonté ou influences ?

Depuis que je n’ai plus la télévision, j’écoute beaucoup la radio. La radio de Radio-Canada pour ne pas la nommer. Cette semaine, j’ai entendu un invité mentionner qu’une personne en développement fait face à deux types d’influence. L’une est intérieure et l’autre externe. Le première fait bien sûr référence au développement psychologique et la deuxième, à l’éducation, la famille, l’école etc. Il a de plus ajouté qu’il est vrai que si chacun est responsable de ses choix de vie, qu’il ne faut pas négliger les influences extérieures chez les personnes. Tout ceci semble évident. Pourtant, on ne se lasse pas de répéter dans notre société des maximes telles que Quand on veut, on peut ou chacun est maître de son destin. En d’autres mots, ce qu’on nous lance comme messages c’est que si tu es pauvre, sans travail, sans ressources, c’est que tu es probablement vraiment paresseux.

Et on glorifie ceux qui partent de rien et qui atteignent l’excellence, la réussite et l’enrichissement personnel. Ayant une formation en travail social, je suis plutôt d’accord avec l’invité de Radio-Canada. Quand on vient d’un milieu qui nous a constamment écrasé physiquement ou psychologiquement, on enregistre les messages depuis l’enfance. « Tu ne vaux rien. Tu n’es rien. Tu n’arriveras jamais à rien. » Ainsi, étant adulte, ces messages peuvent s’accrocher longtemps à nous tout dépendant de la force avec laquelle ils nous ont été inculqués. Il est alors de notre ressort de travailler à défaire ces messages. Ce n’est pas pour rien que les thérapies existent.

Si je vous raconte cela, c’est que ça m’a fait réfléchir sur mon processus d’écriture. Pendant mes six mois d’écriture de 180 chroniques, je ne me suis pas trop préuccupée de ce que les gens pourraient penser. Sauf bien sûr de mes deux lectrices qui me donnaient leur opinion qui a toujours été constructive. Mais j’écrivais en me centrant sur moi. En oubliant momentanément tout ce qui gravitait autour de moi. Parfois je m’apercevais que j’étais en train de me restreindre alors je me parlais intérieurement et me disais, Non ! vas-y. Donne tout ce que tu as ! 

Mais il n’est pas toujours aisé de faire ainsi. Il y a souvent cette voix intérieure qui se demande si tes écrits sont vraiment bons. Si ça vaut vraiment la peine de continuer. Si… si…. si….

 

 

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Écrire

Dans mon ancien blogue, je tentais d’écrire chaque semaine. Pendant un temps ça a fonctionné. Je me souviens des jours où je devais me pousser à écrire. Travailler à trouver une idée. M’obliger à m’asseoir et écrire. Surtout, je travaillais fort pour trouver un style d’écriture, des formulations de phrases acceptables pour le monde littéraire, choisir les mots justes, tenter d’être originale.

Et puis, je me suis lassée et j’ai tenté d’autres formes d’art et de loisirs. Le dessin. J’ai fait beaucoup de couture. J’ai lu.

L’hiver dernier, je me suis relancée dans l’écriture. Mais cette fois-ci, je m’y suis prise autrement. J’ai arrêté de me pousser à écrire et j’ai laissé aller. J’ai laissé les mots venir à moi dans l’ordre ou le désordre. J’ai permis à mes idées de naître même les plus saugrenues d’entre elles. Je ne me suis pas restreinte. Je corrigerais le tout dans un deuxième temps. Et en arrêtant de me forcer, j’ai commencé à avoir du plaisir. L’écriture est devenue un moyen de réalisation personnelle. Et non un travail ardu.

Maintenant, je pars de moi, de ce que j’ai à l’intérieur de moi. Je reste moi-même. Et j’écris ce dont j’ai envie. Et j’ai du plaisir à être moi-même.

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À qui appartiennent les écrits ?

fleurJ’ai trouvé intéressant que des personnes lisent mes textes au fur et à mesure que je les écrivais. Non seulement cela me donnaît un certain entrain pour continuer à écrire mais également, bien généreusement mes lectrices me faisaient parvenir régulièrement leurs commentaires. Ceci m’a permis de faire des constats intéressants. Lorsque j’écris, il y a bien sûr des aspects de mes textes que j’aime moins et d’autres, davantage. Je ne me suis pas restreinte. Le moins de censure possible. Je me disais, écris ce qui te vient en tête, tu corrigeras le tout plus tard. Alors cet exercice était très spontané pour moi. À quelques moments, je me demandais ce que mes lectrices diraient de tel aspect de mon texte. À d’autres, je n’étais vraiment pas certaine que le tout méritait un certain intérêt. Mais voilà. Il est arrivé régulièrement que là où je croyais avoir écrit quelque chose d’intéressant, qu’elles ne réagissent pas du tout. D’autres fois, alors que je craignais que mon texte soit du n’importe quoi, elles le trouvaient hilarant. Il est aussi arrivé qu’elles réagissent très différemment pour le même texte. L’une trouvait tel texte trop sérieux alors que l’autre le trouvait émouvant.

Avec cet exercice, j’ai constaté un fait intéressant. Si les écrits appartiennent à l’auteur, leur interprétation ne concerne que le lecteur.

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Alors quoi ? Pourquoi être publiée ?

– Alors quoi ? Tu crois avoir écrit un chef d’oeuvre simplement parce que deux personnes t’ont lu pendant six mois ?

-Je ne sais pas si les mots « 2 personnes » et « chef d’oeuvre » vont bien ensemble. Non, je ne crois pas que j’ai écrit un chef d’oeuvre voyons.

-Alors, pourquoi crois-tu qu’on devrait te publier ?

-Je ne suis pas convaincue que c’est vraiment ça que je crois. Mais je me dis, pourquoi pas ?

-Non mais. Pourquoi le publier ? Pourquoi ne  mets-tu pas tes chroniques simplement sur ton blogue ?

-Ce serait une idée. Si rien ne fonctionne, mais je n’en suis pas là.

-Alors, ton livre. En quoi est-il intéressant selon toi ?

-Honnêtement, je ne sais  pas s’il est intéressant. Je crois simplement qu’il y a des lecteurs pour tout type de lecture. Alors, pourquoi pas pour moi ?

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Me perdre…

Je vous l’ai dit. Je profite de mes vacances pour lire. J’ai emprunté des livres à la bibliothèque de mon école qui j’avoue, a une belle collection. Je me suis donc enfouie au coeur des histoires des autres. J’ai savouré les intrigues, les personnages, les histoires, les mots, les styles d’écriture. J’ai écrit six mois toutes les semaines, sans relâche. J’ai pris un bon mois pour retravailler le tout au début de l’été et le faire parvenir à un éditeur. Je crois que j’avais besoin d’un peu de temps avant de me remettre à écrire. Une petite pause. Mais voilà, à lire les autres, j’en arrive à me comparer. Je n’arriverais pas à écrire aussi bien… Je serais bien incapable de ficeler des histoires de la sorte… Et je me remets en question. Bon. Pas de surprise de ce côté. Je me remets en question trop souvent dans ma vie. Mais à lire les autres j’ai l’impression de me perdre. De perdre le fil de mes histoires. De mon histoire. De perdre la capacité à avoir des idées. À écrire quelque chose de valable. À sauter dans les histoires des autres, je n’arrive plus à retrouver les miennes. Alors aujourd’hui, j’ai ressenti l’urgence de me remettre à écrire. Et peut-être aussi un peu, d’arrêter un peu de lire.

livre sur appui livre

 

 

 

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Les forces de la synergie

Dans les six derniers mois donc, j’ai écrit. Une chronique par jour. En tout 180 chroniques. Parfois courtes, parfois longues. J’ai découvert un endroit que je ne connaissais pas très bien. Le fond de ma tête. Et de plus, j’ai aimé m’y retrouver. J’aimais avoir des idées que je couchais sur du papier. Une porte laissait passer une idée qui ouvrait elle-même sur une nouvelle porte et ainsi de suite. Et puis, je m’arrêtais. Je ne trouvais plus. Il me fallait alors prendre mes distances, regarder autour de moi jusqu’à ce que mon entourage fasse naître en moi de nouvelles créations. Mais tout au long de cet exercice, j’ai eu un magnifique cadeau. Deux lectrices. L’une me connaissant et l’autre non. Elles m’ont lu  attendant ma chronique de jour en jour. Leur intérêt avait comme répercussion que je voulais écrire encore davantage. Je maintenais mon but. Sans trop y croire, au début. Tout de même ! 365 chroniques… Et j’en suis maintenant à mi-parcours. Voilà. C’est tout. Et c’est tout simple.

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Lire ou écrire ?

 

livres dans cabaret

J’ai mon petit train train quotidien. Je m’éveille lentement. Pas de presse. Je suis en vacance. Alors, lentement, je mange, je prends mon café et je me mets soit à lire, soit à écrire. Ces temps-ci, je lis. Je rattrape le temps. Pas un temps perdu, mais le temps que j’ai pris pour écrire. Lorsque j’écris, je lis très peu. Parce que j’ai de la difficulté à me concentrer. Je ne suis pas plongée dans ma lecture, mais dans mes écrits. Et la lecture me donne des idées. Alors je laisse mon livre malgré son intérêt et je vais écrire. Mais ces temps-ci, pas de presse. Ce sont les vacances. Alors j’en profite. Je lis. Je lis régulièrement. Je lis beaucoup même. Je rattrape le temps de lire. Je me plonge dans ces histoires avec un grand plaisir. Et j’ai mis un peu sur pause mon écriture. Juste le temps de quelques histoires.

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Un autre blogue…

Oui, et puis, alors voilà. Un autre blogue. Mais pourquoi ? Un de plus. Et qui plus est, un blogue de littérature. Rien de bien nouveau. À quoi bon ? Pour écrire sur le fait que j’écris ? Pour échanger avec d’autres sur ce monde à la fois grand et petit ? Grand de par le nombre qui tente d’y réussir et petit de par le peu de personnes qui lisent et avec qui partager autour de soi. L’univers technologique envahit les loisirs. La lecture devient un passe-temps que l’on doit réaliser rapidement. On ne lit plus que de courts billets. Plus d’un paragraphe et puis hop ! on perd l’attention du lecteur. Mais je me dis que l’un n’est pas plus important que l’autre. On peut très bien apprendre en se référant à de volumineuses briques qu’en lisant de courts textes. Alors voilà. Peut-être ce blogue complétera cet univers parallèle d’écriture. J’aurai alors l’occasion de partager avec tous les types de lecteurs; des passionnés d’heures immobiles à lire de longues histoires et ceux qui survolent les écrits à la vitesse de l’éclair. Alors quel que soit le type de lecteur que vous soyez, vous êtes les bienvenus dans mon univers.

Hoya

Voilà !

J’ai tenté par tous les moyens de trouver mon mot de passe de mon ancien blogue. Mais peine perdue. Alors je me relance. Quand j’écrivais mon blogue, j’ai essayé d’écrire. Un livre. Une histoire. Mon histoire. Mes idées. Mes écrits. Mais je n’ai pas réussi. Alors j’ai laissé tomber. Et puis, j’ai dessiné. Et puis, sans essayer, je me suis remise à écrire. J’ai écrit plusieurs pages. Jusqu’à ce qu’un manuscrit apparaissent à l’ombre de mes phrases. J’ai des amis qui encouragent. Qui trouvent ça cool. D’autres me découragent. C’est bien beau. C’est bien bon. Mais ne te fais pas trop d’illusions. Ça ne fonctionnera pas. Mais bon. Qui ne tente rien n’obtient rien. Alors, je me suis lancée. J’ai fait parvenir mon texte à un premier éditeur. J’ai classé mon récit à partir d’une ligne éditoriale. Une autofiction humoristique. J’ai d’autres noms de maisons d’édition, mais j’attends. Juste pour voir. Pour voir et lire les commentaires qui pourraient m’être adressés. Et puis, je me suis remise à écrire. La suite. Alors j’attends en écrivant.

Voilà !

Bien à vous,

Brigitte

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