Publié dans Réflexion littéraire

Volonté ou influences ?

Depuis que je n’ai plus la télévision, j’écoute beaucoup la radio. La radio de Radio-Canada pour ne pas la nommer. Cette semaine, j’ai entendu un invité mentionner qu’une personne en développement fait face à deux types d’influence. L’une est intérieure et l’autre externe. Le première fait bien sûr référence au développement psychologique et la deuxième, à l’éducation, la famille, l’école etc. Il a de plus ajouté qu’il est vrai que si chacun est responsable de ses choix de vie, qu’il ne faut pas négliger les influences extérieures chez les personnes. Tout ceci semble évident. Pourtant, on ne se lasse pas de répéter dans notre société des maximes telles que Quand on veut, on peut ou chacun est maître de son destin. En d’autres mots, ce qu’on nous lance comme messages c’est que si tu es pauvre, sans travail, sans ressources, c’est que tu es probablement vraiment paresseux.

Et on glorifie ceux qui partent de rien et qui atteignent l’excellence, la réussite et l’enrichissement personnel. Ayant une formation en travail social, je suis plutôt d’accord avec l’invité de Radio-Canada. Quand on vient d’un milieu qui nous a constamment écrasé physiquement ou psychologiquement, on enregistre les messages depuis l’enfance. « Tu ne vaux rien. Tu n’es rien. Tu n’arriveras jamais à rien. » Ainsi, étant adulte, ces messages peuvent s’accrocher longtemps à nous tout dépendant de la force avec laquelle ils nous ont été inculqués. Il est alors de notre ressort de travailler à défaire ces messages. Ce n’est pas pour rien que les thérapies existent.

Si je vous raconte cela, c’est que ça m’a fait réfléchir sur mon processus d’écriture. Pendant mes six mois d’écriture de 180 chroniques, je ne me suis pas trop préuccupée de ce que les gens pourraient penser. Sauf bien sûr de mes deux lectrices qui me donnaient leur opinion qui a toujours été constructive. Mais j’écrivais en me centrant sur moi. En oubliant momentanément tout ce qui gravitait autour de moi. Parfois je m’apercevais que j’étais en train de me restreindre alors je me parlais intérieurement et me disais, Non ! vas-y. Donne tout ce que tu as ! 

Mais il n’est pas toujours aisé de faire ainsi. Il y a souvent cette voix intérieure qui se demande si tes écrits sont vraiment bons. Si ça vaut vraiment la peine de continuer. Si… si…. si….

 

 

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Auteur :

Bonjour. Voici mon nouveau blogue. Il y a quelques années j'écrivais un blogue intitulé Tranches d'histoires d'une travailleuse sociale. Mais voilà. J'ai perdu mon mot de passe. Alors, je l'ai laissé à l'abandon pour toujours. Mais j'incluerai certains de mes anciens textes ici. Depuis tout ce temps j'ai continué à écrire. Plus sérieusement. J'ai écrit des chroniques. Une par jour pendant six mois. Mon objectif est de couvrir une année. 365 chroniques. J'ai envoyé un premier manuscrit à un éditeur. Qui ne tente rien n'a rien. Je continue mon projet, encore six autres mois. À suivre... Alors me revoici, sous une autre forme. Mais toujours un peu la même.

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